Appuyez sur “Entrée” pour passer au contenu

Fiche de lecture la ferme des animaux

Propriétaire d’une ferme en Angleterre, M. Jones oublie un jour de nourrir ses animaux. Ils décident alors de se réunir et de renverser le pouvoir. Prônant l’égalité de tous les animaux face aux humains, leur utopie va tourner au désastre. Avides de pouvoir, les cochons deviennent de plus en plus menteurs et manipulateurs.

Chapitre 1

Suite à la négligence de M. Jones, les animaux se réunissent dans la grange pour écouter Sage l’Ancien. Il a rêvé d’un monde où humains et animaux seraient égaux et propose une révolte.

Chapitre 2

À la mort de l’Ancien, Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil, trois cochons, décident de créer un nouvel ordre : l’Animalisme. Ils prêchent les autres animaux qui se convertissent à tour de rôle. M. Jones et ses employés de ferme abandonnent les lieux suite à la révolte violente des animaux. Ayant appris à lire et écrire, les cochons renomment la « Ferme du Manoir » la « Ferme des Animaux » et établissent des lois.

« 1. Tout deuxpattes est un ennemi.
2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.
3. Nul animal ne portera de vêtements.
4. Nul animal ne dormira dans un lit.
5. Nul animal ne boira d’alcool.
6. Nul animal ne tuera un autre animal.
7. Tous les animaux sont égaux. »

Chapitre 3

Les animaux se répartissent le travail et leurs productions sont plus abondantes que celles des humains. Ils mangent à leur faim et travaillent dur. Les relations entre Napoléon et Boule de Neige deviennent conflictuelles. Boule de Neige crée des commissions pour éduquer les animaux et leur apprendre à lire, il est très actif et veux le meilleur pour chacun. Plus paresseux, Napoléon lui, élève en secret des chiots pour sa milice.

Chapitre 4

La révolution se répand dans les fermes voisines, les hommes tentent alors de récupérer leur ferme mais sont finalement vaincus par les animaux, bien organisés. Cette bataille est nommée « Bataille de l’étable » et de nombreuses médailles militaires sont distribués par les cochons.

Chapitre 5

Divisés à propos de la construction d’un moulin à vent, Napoléon chasse finalement Boule de Neige grâce à ses molosses. Il se déclare président et s’adresse à la foule tous les dimanches dans une cérémonie ritualisée. La construction du moulin est entamée, bien qu’il fût contre au départ.

Chapitre 6

Plusieurs mois passent, les cochons décident de faire commerce avec les humains. Les autres animaux sont méfiants envers cette idée car elle va à l’encontre de leurs principes. Peu à peu les cochons investissent la maison du fermier jusqu’à dormir dans les lits. Brille-Babil travaille dur afin de modifier les lois et les esprits pour faire accepter cette transition aux animaux. Le moulin est détruit par le vent et les cochons accusent alors Boule de Neige. Une condamnation à mort est lancée à son encontre.

READ  Tableau vide a remplir

Chapitre 7

L’hiver est rude et les conditions de vie sont difficiles. Le commerce avec les humains s’intensifie car ils ont maintenant besoin de provisions pour subsister. Napoléon affuble Boule de Neige de tous les maux de la ferme, il va jusqu’à l’accuser d’avoir été un espion à la solde de M. Jones. Il est persuadé que des traîtres se cachent parmi eux. Il désigne des innocents, les fait avouer sous la terreur et les exécute.

Chapitre 8

Napoléon n’apparaît presque plus en public et s’entoure d’une garde rapprochée.Une nouvelle bataille éclate entre les fermiers et les animaux. Comptant beaucoup de pertes animales et matérielles, les cochons se sentent néanmoins vainqueurs. Le nouveau moulin est de nouveau détruit. Ils célèbrent leur victoire avec une caisse de whisky qu’ils découvrent cachée dans la maison. Brille-Babil modifie discrètement la loi sur la consommation d’alcool qui est maintenant tolérée.

Chapitre 9

Le cheval Malabar s’épuise à la tâche de reconstruire le moulin. Napoléon l’envoie en fourgon à l’« Hôpital » mais l’âne Benjamin déchiffre l’inscription de l’abattoir sur le véhicule. Brille-Babil alimente le mensonge en racontant ses derniers instants de façon émouvante. Les animaux se laissent berner alors que l’écart de niveau de vie continue de se creuser entre eux et les cochons. Un banquet célèbre une belle rentrée d’argent. C’est en réalité la vente de Malabar à l’équarrisseur.

Chapitre 10

Plusieurs années ont passées, les cochons, gras et prospères, se tiennent sur les pattes arrières et les autres animaux ont oublié le temps de M. Jones. Brille-Babil à modifié les règles, c’est désormais : « Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux ! » qui fait loi, et la nouvelle devise est :
« TOUS LES ANIMAUX SONT ÉGAUX MAIS CERTAINS SONT PLUS ÉGAUX QUE D’AUTRES ».

Les humains participent à la vie de la ferme, à qui Napoléon a rendu son nom de « Ferme du Manoir ». Ils sont invités aux célébrations et aux jeux de cartes. À table, on ne peut maintenant plus faire la distinction entre les hommes et les cochons.

Vous trouverez ici un extrait de la fiche de lecture illustrée du roman « La Ferme des Animaux » (titre original : Animal Farm), écrit par George Orwell et publié en 1945.

Fiche de lecture illustrée – « La Ferme des Animaux » de George Orwell (extrait)

Bref résumé de la Ferme des Animaux

La Ferme des Animaux (Animal Farm. A fairy story ; la ferme des animaux. Une histoire féérique) est une nouvelle publiée en 1945 par George Orwell.

READ  Profil paris nice 2022

Elle raconte l’histoire des animaux d’une ferme (« la Ferme du Manoir ») qui sont malheureux et se sentent exploités. Un jour, inspirés par Sage l’Ancien (le cochon doyen), ils vont se révolter contre le propriétaire de la ferme, M. Jones. Leur objectif est d’atteindre un idéal de justice et de progrès. Une fois débarrassés de leur M. Jones, les animaux sont optimistes ; ils vont immédiatement auto-gérer la ferme (rebaptisée « la Ferme des Animaux »), sous l’autorité des cochons Napoléon et Boule de Neige. Sept commandements sont adoptés.

Hélas, le système de gestion va peu à peu dévier de ses principes, sous la pression des cochons et surtout de Napoléon (un verrat ayant soif de pouvoir). Les animaux obéissent aux ordres et travaillent dur, mais la situation s’aggrave : les rations se réduisent, sauf ceux des chefs cochons et de leurs gardes (les chiens). Les commandements sont trahis et transformés au profit des dirigeants.

La ferme des animaux se retrouve soumise à un régime totalitaire (régime avec un parti unique, n’admettant aucune opposition organisée, maîtrisant les médias et imposant son idéologie). Les sept commandements sont abandonnés, et un unique commandement est adopté : « Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d’autres. » Dans la scène finale, les cochons et les hommes se retrouvent à festoyer ensemble, sans qu’on puisse vraiment les différencier. Les autres animaux les regardent par la fenêtre, impuissants.

Ce livre est une satire (critique moqueuse, visant à susciter la réflexion du lecteur) de la Révolution russe, mais pas seulement : c’est une critique des régimes totalitaires en général.

Le message de La Ferme des animaux n’est pas une condamnation des révolutions politiques en elles-mêmes. Il s’agit plutôt d’une critique de la soif de pouvoir de certains tyrans, mais aussi de la tendance des hommes à se déresponsabiliser et à confier le pouvoir à ceux qui ne le méritent pas.

Un des enseignements de l’œuvre : la souffrance du peuple et l’hypocrisie des dirigeants

George Orwell, militant engagé pendant la guerre civile espagnole (1936-1939).

Orwell se sentait très proche des gens ordinaires, bien qu’il soit issu d’un milieu aisé. Il fut confronté à la misère et à l’injustice non seulement en Espagne, mais aussi en Birmanie, à Paris ou à Londres.

À Barcelone, pendant la guerre civile, il sentait qu’une société égalitaire prenait forme. Ainsi, les marques de rang avaient disparu (Señor, Don ou Usted), et les gens s’interpelaient par le mot « camarada ». Malgré les pénuries, les gens étaient pleins d’espoir ; il n’y avait pas de chômage et le coût de la vie restait bas. Orwell avait l’espoir d’étendre la révolution socialiste en Angleterre.

READ  Comment voir sa classe

Peu à peu, Orwell fut pourtant déçu lorsqu’il comprit que des personnes aisées faisaient semblant d’être des gens du peuple, et suivaient la révolution de façon hypocrite. Parmi ces gens-là, certains vivaient confortablement, alors que la majorité du peuple souffrait. Ainsi, dans le POUM (groupe armé dans lequel il combattait en Espagne), Orwell observa que les dirigeants mangeaient bien, alors que les combattants vivaient difficilement, subissant la pénurie.

Il en a tiré une leçon : les gens qui vivent simplement, ou dans des situations difficiles (pauvreté), sont généralement raisonnables et meilleurs envers les autres.

Souffrant des conditions de vie rudes en Espagne, Orwell a oublié les préoccupations futiles de la vie, comme la peur du « patron », l’arrogance, la soif d’argent… À l’inverse, les gens qui vivent dans le luxe et sont habitués au confort peuvent vite devenir égoïstes et avides d’argent. Beaucoup ne font pas (ou plus) attention aux autres.

C’est ce qu’on voit dans La Ferme des animaux : les animaux travailleurs (comme Malabar) sont bons et dévoués, mais sont exploités jusqu’à la mort (le cheval finira à l’abattoir pour payer le whisky de Napoléon). Les animaux (mis à part les cochons) sont bons et solidaires, et veulent aider le cheval Malabar, lorsqu’il est emmené par le fourgon de l’équarisseur.

Les cochons vivent dans le luxe : ils ne font jamais de travail pénible et ont toujours assez de nourriture. Dès lors, ils ne ressentent pas de compassion envers les autres animaux ; ils réduisent la portion des autres mais augmentent la leur. Ils ne pensent pas aux animaux qui « travaillent comme des esclaves » et « ont toujours froid, et souvent faim ».

Les animaux pensent au bien de la ferme, mais les cochons sont égoïstes et profitent du confort de la vie humaine, comme les vêtements ou les lits…

Vous pouvez retrouver la suite de la fiche de lecture en version PDF (ci-dessous) ou en version papier (sur le site d’Amazon, lien plus bas)

Dans cette fiche de lecture d’environ 70 pages (19 000 mots), vous trouverez une description de tous les personnages, un résumé complet des 10 chapitres, une explication des aspects littéraires de l’œuvre et de son contexte ainsi qu’une étude des enseignements de l’ouvrage. Sont également mentionnés les clins dœil à l’histoire figurant dans l’ouvrage, ainsi que des détails importants à connaître pour éviter les erreurs et contresens.

Après avoir lu cet ouvrage, vous pourrez répondre aux questions suivantes :

  • Quelles ont été les inspirations de George Orwell pour écrire la Ferme des Animaux ?
  • Quel fut son parcours et s’est-il engagé politiquement ?
  • Quel est le sens de l’œuvre ?
  • À quelles figures historiques les animaux du livre renvoient-ils ?
  • À quels événements réels les péripéties de l’histoire font-elles référence ?

Soyez le premier a laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *